8
juillet 2007
J'apprends que Sonny Anderson vient de signer a Toulouse, histoire de finir sa carrière après un passage au Qatar. La ligue 1 va mal. J'envoie un sms a Fred en lui disant que si Sonny est devant lui au classement des buteurs en fin de saison, il finit sa carrière en Belgique.
J'ai bien séché l'entrainement cette semaine pour trouver un appartement sur Lyon, et j'arrive a quelques heures du premier match amical contre le Partizan (merci Galtier...). Je vais donc mesurer le potentiel de l'effectif sur la base de ces rencontres et je recruterai en fonction. Bref, ça va être n'importe quoi. Vercoutre a voulu faire son lèche cul et m'a trouve le portable de Lloris, j'ai décidément des flèches dans mon groupe. Le petit Hugo est chaud pour quitter Nice ("on ne refuse pas un proposition de Lyon") mais son club a décidé de rien lâcher. J'enclenche la méthode Tapie, je me répands dans la presse pour dire que Lloris va signer chez moi et que ses dirigeants sont des tyrans. Le temps de pourrir l'ambiance dans le vestiaire des Aiglons, et il signe chez moi pour un poignée de figues.
Dans le vestiaire de Belgrade je
demande a Galtier de me composer une equipe vite fait sur la base
d'un 4-4-2 en losange. Il me met Juninho, Toulalan et Kallstrom sur
le banc. C'est la dernière fois que je lui demande un truc... Mais
bon, t'as raison Christophe, Rock'n'roll, on part comme ca. Je
lance quelques consignes d'équipe histoire de mériter mon salaire,
on joue le hors-jeu, pressing quasi-constant, défense haute,
marquage individuel (ça peut sembler complètement incohérent, mais
j'ai décidé de surprendre). Et c'est parti.
Bon... pour ceux qui se demande ce que devient Savo Milosevic, il
est au Partizan. Je l'ai muselé et donne des consignes a ce vieux
chameau de Patrick Muller pour lui montrer que l'expérience, c'est
surtout utile aux défenseurs. Ça m'empêche pas de m'incliner 2-1
sur un but contre son camp de Muller (ca c'est du coaching
gagnant!). Seule satisfaction, Bodmer et dans un moindre mesure
Kallstrom, rentré en cours de match. Sinon, c'est nul, et je le
fais savoir a mes joueurs, ainsi qu'a Galtier.
A peine le temps de me faire
installer le satellite dans mon nouvel appart, que voila un autre
match amical, contre l'Hapoel Irony Kiryat-Shmona, obscur club
israélien. Je suis qualifie en intertoto ou quoi?? Bernard Lacombe
entre dans mon bureau, et après avoir vérifié que personne
n'écoutait, me glisse "jai vu cette équipe, méfie toi du petit
Nigérian, Jaro Bellu..." Ouais. Ca va bien m'aider, ca. Ce coup ci
je rentre Juni, Ben Arfa et Reveillere. Au final un laborieux
succès 1-0 après avoir été dominé pendant pratiquement tout le
match. C'est pas le jour de me donner la composition de notre
groupe de Ligue des Champions...
Deux jours après, re-match en
Israël, contre le redoutable Maccabi Netanya... Lacombe me glisse
un mot dans la poche, "Attention a Sebastain Rozenthal...", et
disparait sans me dire un mot... il est vraiment étrange ce type.
Les garçons sont tous a 60% de leurs moyens, a croire qu'ils se
sont tous mis a la clope. Du coup je vais aligner les minots. Je
fais rentrer a la mi-temps Lacazette et Jeremy Pied parce qu'ils
ont des noms marrants et du coup je rate toute la seconde période
("Hey Galtier!!! regarde le 18, Jeremy Pied!... Hahahaha.."). Au
final, doublé de Lacazette, ça s'appelle un coaching de
champion.
A mon retour sur Lyon,
j'apprends que mon préparateur physique Patrick Paillot a fait ses
valises pour Toulouse. L'effet Anderson surement.Du coup mes
projets d'abandonner Galtier sur une aire d'autoroute sont remis,
je veux pas être la Rachida Dati de a Ligue 1 et voir tout le monde
quitter le navire en trois semaines. A ca s'ajoute une reponse de
Lloris qui me demande de plus jamais l'appeler. Une bonne semaine
de merde. La semaine prochaine je termine ma tournée israélienne et
je vous épargnerai le résumé de ce match de titans contre l'Hapoel
Petach-Tikva. D'ici la j'aurai peut etre finalisé mon premier
transfert, le montenegrain Slaven Stjepanovic, buteur a Belgrade
contre ma redoutable formation. Un gaucher de 19 ans qui, malgré
son nom de tennisman, va me faire rentrer dans le club très fermé
des très grands d'Europe, j'en suis déjà sur.
Première vraie échéance dans le
prochain post, le trophée des Champions!
Alex Shirko, fan de Jeremy Pied